Doit-on forcément être un imposteur pour réussir ?

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En 1988, SSI, société de service et de distribution informatique, cherchait à vendre son logiciel de gestion de base de données Dataflop dans les grands comptes. C’était mission impossible. Les commerciaux en charge de ce logiciel démissionnaient ou partaient les uns après les autres, dépités. Et pour cause : le marché du logiciel de gestion de bases de données était alors totalement dominé par les grands éditeurs américains qui ne cessaient de se développer et d’accroître leurs efforts en marketing et communication, domaine dans lequel la modeste SSI n’avait pas les moyens financiers d’investir.

Le directeur commercial, tout en remontant vigoureusement sa ceinture, a alors haussé le ton, débarqué dans les bureaux et ordonné avec férocité aux commerciaux, dont je faisais partie, de mener une sévère offensive auprès des grands comptes. Il me (re)commanda en particulier d’agir prestement auprès des directions régionales d’un des leaders européens des Télécoms bien connu.

Dans ce contexte, et ayant précédemment noué des liens avec plusieurs directions régionales de ce leader des Télécoms, j’ai été invité à présenter Dataflop à une réunion organisée par la Direction régionale (et informatique) du Nord qui couvrait une zone assez  importante et disposait de moyens conséquents.

Je me rendis donc à cette réunion stratégique qui se tenait à environ deux heures de mon bureau, situé à la Défense. Malheureusement, n’ayant pas encore de GPS, je me trompai de route, errai et errai encore pour finalement arriver vraiment très en retard, stressé à l’extrême, hors d’haleine, à la trop fameuse direction régionale du Nord. A l’entrée de la salle de réunion, il n’y avait même plus d’accueil. J’avais raté plus de la moitié de la réunion. Maudite journée !

J’entrai donc aussi discrètement que possible dans la salle et m’assit honteusement à la table de réunion alors qu’intervenaient tour à tour les douze responsables informatiques de la région.

L’un d’eux, M. X,  intervenait plus que les autres. Il avait le verbe haut et fort et j’observais au silence observé par l’assemblée lorsqu’il parlait qu’il était l’une des personnalités les plus influentes du moment, considérée, admirée par ses collègues.

Ce qu’il disait était malheureusement une suite de litanies et de critiques acerbes à l’encontre du logiciel Dataflop. Catastrophe ! Les remontées qu’il avait eu du terrain, lors d’expérimentations, était, selon lui, toutes négatives.

Je pris alors la parole pour défendre « mon » produit devant cette assemblée. Je fis valoir ses avantages, m’étonnai en écarquillant les yeux des aspects négatifs évoqués par M. X et assurais alors que les remontées que j’avais eu, moi, à Paris, des expérimentations lancées, étaient, bien au contraire, très positives, citant quelques noms et lieux précis en appui.

La suite de cette réunion me surprit au plus haut point : mon « adversaire », M. X changea alors radicalement de discours et, avec autant d’énergie qu’il avait mis à dézinguer « mon » produit Dataflop, il se mit à en vanter les exceptionnelles qualités. Il conclut avec conviction et autorité, sous le regard admiratif et approbateur de l’ensemble de ses collègues, que, finalement, il avait eu aussi des remontées très encourageantes et qu’il fallait aussi en tenir compte.

Après un trajet calamiteux et une réunion houleuse, cet après-midi se termina donc de façon très positive pour Dataflop et moi. Mais je ne comprenais toujours pas la cause d’un tel changement radical d’attitude de M. X.

Lorsqu’il me dit à l’issue de la réunion, me prenant à part, très amicalement : « Alors, tout va bien au siège ? », je compris alors que, n’ayant pas eu de badge à mon arrivée, portant un costar sombre et ayant parlé de Paris, M. X m’avait pris pour le délégué de la direction générale du leader européen des Télécoms (donc son groupe) dont le siège était à Paris. A ses yeux, j’étais l’oeil de Moscou envoyé sur place en inspection et méritais donc à ce titre une infinie considération.

Dissimulant autant que possible ma surprise, je lui répondis avec un sourire rassurant :

 » Tout va bien. Vraiment. Je suis très heureux d’avoir fait votre connaissance et que nous partagions le même point de vue.  » Puis, regardant ma montre, l’air très affairé, j’ajoutai :  » Bon ! Excusez-moi mais il se trouve que j’ai d’autres dossiers urgents en régions et il va donc falloir que je vous quitte rapidement. Désolé.  »

La Direction régionale du Nord du leader des Télécoms passa la semaine suivante une commande de 300 licences de Dataflop, relançant ce logiciel auprès de l’ensemble du groupe, l’un des principaux acheteurs de logiciels en Europe.

 

Connaissez-vous Les Mystères d’Alfortville ?

Les Mystères d'Alfortville - Ecran d'accueil

Alfortville, 1912. Une attaque du Paris-Lyon se prépare.

Saurez-vous la déjouer ?

Partez à la découverte de l’Alfortville de la Belle époque sur place, avec un jeu géolocalisé à réalité augmentée … à jouer impérativement sur place, à Alfortville, avec son smartphone !

Choisis ton avatar - Les Mystères d'Alfortville

Carte du jeu Les Mystères d'Alfortville

Réalisé par Xilabs – Scénario : Antoine Izarn

Les Mystères d’Alfortville (sur IOS)

Les Mystères d’Alfortville (sur Androïd)

 

Dissoudre une file d'attente avec le jeu géolocalisé SkipTheQueue

RÉGULATION DES FLUX ET GESTION DE L’ATTENTE DES VISITEURS

ou Skipthequeue, Solution de jeu adaptée à la gestion des files d’attente
Par ANTOINE IZARN, Consultant en marketing digital et IVO FLAMMER, CEO de Xilabs
Article paru dans la revue ESPACES • JANVIER-FÉVRIER 2019
Xilabs édite des jeux géolocalisés sur smartphone (de type chasse au trésor), qui transforment lieux de visite, destinations ou événements en espaces de jeu surprenants. À partir de son expérience, Xilabs a créé Skipthequeue, solution de jeu adaptée au contexte des visiteurs qui se trouvent dans une file d’attente. Pour le visiteur, le jeu est une façon d’occuper agréablement son temps d’attente tout en découvrant l’environnement du site qu’il va visiter.

Un lieu de visite à forte fréquentation peut-il faire disparaître une file d’attente tout en gardant ses visiteurs ? Peut-on occuper agréablement leur temps d’attente tout en préservant à chacun sa place dans la file et en garantissant, bien sûr, son entrée ?

Afin de répondre à ces questions qui préoccupent aujourd’hui les directeurs de musées et de parcs d’attractions, Xilabs a mis en place une solution de jeu géolocalisé sur smartphone.
Spécialiste des jeux de géolocalisation sur smartphone et objets connectés, partenaire dans ce cadre de Nokia et de SFR depuis dix ans, la société Xilabs a déposé deux brevets concernant l’amélioration de l’expérience du joueur en situation de mobilité (nomad user experience). Xilabs anime une cinquantaine de sites dans le monde, avec des jeux comme Aventure GPS notamment, ce qui représente environ 200 000 joueurs.
Ces jeux, qui peuvent être permanents ou ponctuels, sont déployés par exemple à Megève, Haguenau, Ajaccio, Shanghaï, ou lors d’événements tels que Futur en Seine. En analysant les statistiques de l’usage des jeux, Xilabs observe le comportement de ses joueurs : où vont-ils ? comment réagissent-ils à un défi ? quelles sont les jeux qui les incitent à faire un par- cours dans la campagne ? quelles sont les contraintes de sécurité à respecter dans l’espace urbain ? Ce qui lui permet de définir et d’enrichir l’ergonomie des jeux et d’avoir de nouvelles idées.
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Consultant marketing digital – Conception et lancement d’offre produit
De nombreux responsables de sites touristiques, d’offices de tourisme, de musées, de parcs d’attractions, d’événements… sollicitent Xilabs parce qu’ils cherchent à développer l’attractivité de leur site et à divertir leurs visiteurs, parfois dans une démarche ludo-éducative.
Depuis 2017, une autre motivation anime un certain nombre d’entre eux : la sécurité. En effet, que ce soit pour visiter le Louvre, aller voir un match de foot ou participer au Salon de l’entrepreneur, la question est toujours la files d’attente ? Hier, c’était une simple source de désagrément pour un visiteur de moins en moins patient. Aujourd’hui, la question devient vitale en cas de menace d’attentat.

C’est pourquoi, à partir de son expérience dans les jeux géolocalisés, Xilabs a créé Skipthequeue, solution de jeu adaptée au contexte des visiteurs qui se trouvent dans une file d’attente. Ce jeu est destiné à “dissoudre” une file d’attente en répartissant les visiteurs de lieux à forte fréquentation.

Notons que la technologie de Skipthequeue se greffe sur une solution de billet virtuel, qu’elle soit préexistante sur le site de visite ou mise en place à l’occasion de l’intégration de Skipthequeue. Cette intégration se fait en complète transparence. Les visiteurs reçoivent leur numéro de file d’attente sur leur mobile et partent ensuite explorer les alentours. Ils sont rappelés au moment opportun pour entrer dans le musée sans qu’ils aient perdu leur place dans la file d’attente initiale.
Concrètement, la solution développée pour “dissoudre” les files d’attente fonctionne de la façon suivante. Le jeu est proposé au visiteur quand il rejoint la file d’attente, mais ne peut entrer tout de suite en raison d’une affluence trop importante. Le visiteur reçoit virtuellement sur son smartphone un numéro qui lui précise son temps d’attente. Il peut alors décider de jouer, seul ou avec d’autres visiteurs, grâce à un jeu GPS sur son smart- phone. Par exemple, en décryptant les inscriptions mystérieuses d’une façade de monument. La durée du jeu est adaptée à l’attente (entre 20 et 90 minutes, en général).
Cette solution permet ainsi de réduire la file d’attente en repoussant la visite à un temps ultérieur ; elle peut permettre aussi, par exemple, de désengorger un centre-ville en attirant ses visiteurs vers des points de visite plus excentrés.
Elle s’appuie sur un algorithme d’intelligence artificielle qui, associé à un jeu géolocalisé, séduit, divertit et emmène les visiteurs d’un site, souvent stressés et impatients, vers d’autres lieux qui sont à proximité. Au lieu d’attendre en piétinant, les visiteurs jouent et découvrent, à l’occasion d’un parcours individualisé, tels ou tels lieux situés aux alentours du lieu de visite. Ils récupèrent ensuite leur place pour l’accès à la visite grâce à un billet virtuel. Chaque joueur ou groupe de joueurs reçoit son propre itinéraire – on ne suit pas les autres joueurs. La thématique du jeu est définie avec le gestionnaire du site ou de l’événement, en phase avec le thème du lieu, de l’exposition ou de l’événement.
La solution Skipthequeue ne réclame pas de personnel supplémentaire pour l’organisateur. La sécurité des joueurs est essentielle. C’est avec le client que nous définissons les zones et les non-zones de jeu, ainsi que la sélection des points d’intérêt (POI) vers lesquels on va guider les joueurs. Ce peut être, par exemple, une gargouille, une statue, des reliefs inhabituels sur une façade, le nom de l’architecte d’un immeuble ancien, l’année de construction d’une fontaine publique, un petit parc, un type d’arbre rare, le curieux nom d’une ruelle…, voire un POI créé sur place et sur mesure. Les endroits dangereux sont, bien entendu, toujours exclus du terrain de jeu. Les défis lancés par les jeux sont habituellement de type observation et promenade. Ainsi, pour éviter que les joueurs ne traversent une rue sans regarder, la rapidité n’est jamais récompensée.
Les visiteurs d’aujourd’hui supportent de moins en moins d’attendre, même dans des lieux à forte fréquentation. Ils souhaitent que l’organisateur de leur visite trouve des solutions pour remédier à cette situation désagréable. Le jeu géolocalisé ludo-éducatif, qui surfe sur le succès des escape games et de Pokémon Go, est à même de séduire des visiteurs de tout âge.

Xilabs, qui développe Skipthequeue, est d’abord un éditeur de jeux géolocalisés sur smartphone. Témoignages de sites touristiques ayant utilisé l’un de ces jeux :

CITÉ DES TÉLÉCOMS À PLEUMEUR-BODOU. La chasse au trésor permet de faire comprendre à un public de 8 à 14 ans l’intérêt et le fonctionnement des satellites. Chaque participant choisit son avatar (la figurine virtuelle qui va le représenter dans le jeu). Ensuite, répartis en équipes, les joueurs doivent faire preuve d’astuce et de sens de l’observation pour remplir les missions qui leur sont données. Ici, par exemple, il s’agit d’un réseau entre amis intergalactiques qui est défaillant, et il faut être la première équipe à le réparer. Défi à atteindre en un temps donné, compétitivité, émulation entre équipes concurrentes, humour et monde virtuel qui se projette sur un lieu bien réel d’exposition, tels sont les principaux ingrédients qui expliquent le succès de ce jeu.
Selon Estéban Jonneaux, médiateur scientifique du parc de loisirs : “Au niveau ludique, on ne peut pas faire mieux aujourd’hui. Il y a de l’animation, de la technologie, de la nouveauté, et ça permet aussi de pouvoir se détendre alors qu’on est en train de visiter un centre d’ex- position.”
VILLE D’HAGUENAU. Sandhaas Run est un jeu GPS de réalité augmentée dans lequel la mascotte de la ville d’Haguenau, le fameux Sandhaas, se cache (en réalité augmentée, bien évidemment) dans certains détails du patrimoine médiéval, par exemple en lieu et place d’une statue décapitée. La responsable multimédia de la médiathèque d’Haguenau a apporté sa connaissance historique du patrimoine pour ce divertissement. Voici son commentaire : “Il y a sept monuments de la ville à découvrir. Le jeu permet vraiment de faire une circulation dans tout le centre-ville et de regarder autrement les monuments devant lesquels on a l’habitude de passer sans forcément lever la tête. La plupart des gens connaissent déjà ces monuments. Avec le jeu, ils les regardent d’une autre façon, les observent dans le détail, de tous les côtés, et se rendent compte que là, sur cette statue, il y a un personnage auquel il manque une tête. Ils ne l’avaient jamais remarqué.”
OFFICE DE TOURISME DU PAYS D’AJACCIO. “Le jeu Napoléon Aventure propose aux visiteurs un parcours de découverte sur le thème de Napoléon. Le jeu permet de dévier activement le flux des joueurs vers des endroits moins connus que le centre-ville historique d’Ajaccio, engorgé pendant l’été. Il les conduit, par exemple, à la citadelle ou sur la place du Général-de-Gaulle, où se trouve un monument de la fratrie Bonaparte”, explique Mario Zannier, responsable digital de l’office de tourisme du pays d’Ajaccio.
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Quelques idées pour 2019…

Chers amis, clients, partenaires, voici mon bilan de 2018 et quelques idées pour 2019 :

Les CEO, CMO, DG de startup ou de PME, les porteurs de projets avisés… savent que le succès n’arrive pas par hasard ou par magie. C’est bien la connaissance de leur marché qui les éclaire et leur permet d’élaborer une stratégie gagnante[1]. Ensuite, lever des fonds ou trouver un partenaire stratégique devient beaucoup plus facile : les investisseurs s’intéressent à une bonne étude de marché. C’est pourquoi j’ai mené en 2018 quelques études de marché qui éclairent sur les clients, les concurrents, l’écosystème de quelques marchés porteurs et leur évolution probable sur trois ans. Cette méthode utilise des recettes éprouvées pour lancer une activité : validation du business model, test d’un prototype, définition d’un usage correspondant à une technologie, recommandations, identification d’un partenaire-clé ou de l’investisseur adéquat…

En 2018, j’ai ainsi fait des études de marché sur les secteurs de la tech prometteurs et passionnants : e-santé, edtech/formation professionnelle, blockchain, e-commerce, e-tourisme.

Une fois qu’on a quelque chose d’intéressant à leur dire, il est beaucoup plus facile de rencontrer des prospects et de signer avec eux des accords. Pour le compte de startups ou de PME, j’ai organisé l’an dernier 45 rendez-vous très ciblés pour que mes clients rencontrent leur cible. Ces échanges avec des directeurs marketing de grandes entreprises, des responsables digitaux, des PDG, etc. m’ont permis de signer quatre contrats de vente et un accord de diffusion stratégique.

Par quoi la transformation digitale des grandes entreprises et des institutionnels se traduira-t-elle concrètement en 2019 ? On sait aujourd’hui que « le smartphone – 80% des français en 2017 l’utilisent, selon une étude Deloitte – est devenu un levier primordial pour réussir sa transformation digitale. » et que « Dans un parcours client digitalisé, il faut rechercher la simplicité, la fluidité, le visuel, l’émotion. »[2] C’est pourquoi j’ai travaillé en gamification et UX-UI Design avec Xilabs en 2018 pour que le jeu géolocalisé transforme l’attente des touristes et mettent les avatars sonores au service du parcours du visiteur d’un musée. D’autres applications sont en préparation dans d’autres secteurs, comme l’immobilier, les travaux publics, les centres commerciaux, les véhicules autonomes…

L’apprentissage de l’histoire n’est pas oublié : avec « Aventure Napoléon », le jeu géolocalisé a emmené cet été les visiteurs des journées napoléoniennes d’Ajaccio d’un point à un autre de la ville. Ils se sont amusés à remonter le temps en réalité augmentée avec leurs jambes… et leur tête !

Parce que le marché chinois est une chance pour le développement international de nombreux secteurs comme le luxe, la gastronomie, le vin, le tourisme, l’aéronautique, le machine learning, j’accompagne FisheyefilmAsia qui produit avec son équipe franco-chinoise des films promotionnels qui captent l’attention des Chinois. N’hésitez pas à voir le film « Je vois la vie en Vosges », diffusé en 2018 sur Air France auprès de 3,2 millions de passagers chinois. Présenté au festival du film franco-chinois, il vous surprendra par les analogies entre les Vosges et la Chine ! … dévoilées par Philippe Leboeuf, sacré depuis « le meilleur hôtelier du monde 2018 » :

 

A noter : au Chinese Business Club, FisheyefilmAsia interview aussi en chinois les présidents des grandes entreprises françaises et chinoises et portent leurs messages sur Youku, le Youtube chinois. Quelques exemples : Ming-Po Cai, CEO Cathay Capital, Guillaume Pépy, Président de la SNCF, Patrick Pouyanné, PDG de Total, etc. Que du beau monde, en somme !

Un grand merci à tous les clients et partenaires qui m’ont fait confiance en 2018 !

Antoine Izarn

[1] « Les start-ups se cachent pour mourir » par Stéphanie de Roguin et William Türler

[2] Cyndie Guez dans Les Echos Solution du 10 août 2018